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Yannick Flamand à la SaintéLyon 2009 récit du coureur arrivé en 7h 23min 11sec

Le 23 décembre 2009, par Jean Paul,

Au départ ce fut une idée un peu lancée en l’air. L’envie de courir une course hors norme, en nocturne. Mon frère ayant également prévu de la courir et l’équipe de course à pied du Conseil Général l’ayant inscrite à son programme, le vague projet s’est concrétisé. La première sortie en nature avec du dénivelé fut une parfaite horreur avec à la clé une contracture aux ischio (environ 10 jours d’arrêt). Mon frère m’appris par la suite qu’il n’était pas forcément opportun de courir dans toutes les montées (mais pas ce jour là). N’ayant ni la motivation ni la forme pour m’astreindre à suivre un plan, j’ai alterné les sorties en nature, le fractionné sur piste. J’ai tenté de progresser en descente. La bonne nouvelle, c’est que j’ai encore une bonne marge de progression. A 4 ou 5 reprises j’ai effectué des sorties en nature de nuit avec Sami ou Philippe (grand, grand merci à eux). La seule fois où je suis sorti seul ma lampe est tombée en rade (mauvais souvenir : la nuit il y a plein de bruits pas sympas dans les bois ! ) Je suis donc allé faire la Saintélyon 2009 sans avoir d’autre objectif que de finir. Au niveau logistique l’organisation de la course est impressionante ; on arrive à Lyon et là un service de bus transfère les coureurs jusqu’à Saint-étienne. Une salle gigantesque permet à chacun de se poser et d’attendre le départ donné à minuit. Une pasta-party est organisée, on peut choisir son menu sans trop d’attente ; Petit à petit les coureurs essayent de se reposer, les plus malins ont amené un duvet. 11h30, branle-bas de combat : on charge les sacs dans les bus, puis frontales sur la tête on gagne le départ. La le speaker nous explique qu’on a la chance de participer à une course mythique, qui plus est de renommée internationale et que le lendemain il y aura des images de la course sur toutes les chaines. C’est un peu gros mais comme ça me flatte j’y crois un peu. Les 7 premiers kilo sur bitume ne sont pas super question sensations ; Je m’astreint à courir lentement. Une longue montée nous amène vers la première portion en nature. La pente est nettement plus marquée, je cours sans aller beaucoup plus vite que ceux qui marchent. Les chemins deviennent plus étroits et en me retournant, je peux voir la longue file des frontales dans la nuit ; c’est beau ! Le premier ravito arrive. Les bénévoles comme tout au long de la course sont prévenants, connaissent leur boulot, vous encouragent ; vraiment chapeau ! Les kilos s’enchaînent. Je me motive en pensant au coca que je boirai à la prochaine pause.. . Rapidement je marche dans les côtes raides ce qui me permet, revenu sur le plat de rattraper puis de décrocher la plupart de ceux qui sont montés en courant. Sainte-Catherine arrive ( un peu plus de la mi-course et la plus grande partie du dénivelé positif ont été parcourues). A venir une longue descente ( 20km). Pour moi je me disais que le plus dur était fait, qu’avec un peu de chance, je pourrai me refaire une santé. La descente sur bitume avec des chaussures de trail et des jambes fatiguées fait super mal. Je marche à plusieurs reprise, je me répéte que je veux le tee-shirt de finisher, on se motive comme on peut. Les ravitos situés jusque- là tous les 6 km sont maintenant distant de 11 km et ça je ne l’ai pas remarqué avant la course. Non seulement je vais moins vite réélement, mais j’ai également la sensation que les kilomêtres s’allongent. J’ai mal partout, je me demande ce que je fait là, je me promet de ne plus jamais faire un truc pareil, de balancer toutes mes affaires de running dès que je rentre à Dijon. J’attend les côtes pour pouvoir marcher et les chemins pour avoir un sol moins dur. Baunant arrive plus que 11 km. Je me régale en montant à côté des arches de l’aqueduc Gallo-Romain. Il y a là une montée monstrueuse sur bitume plus personne ne court. Suivent de longuesportions plates ou légérement descendantes toujours sur route. Je me pousse à courir jusqu’au bout de la rue puis de l’autre rue et encore d’une autre. je me répéte mon numéro de dossard ( il n’y a plus beaucoup de glucose pour les neurones). Je me demande comment j’arrive encore à courir ; Arrive le dernier ravito, les 7h30 qui permettent d’obtenir la Sainté d’argent restent encore possible ; Les jambes répondent mieux ; Je tombe sur un coureur qui m’accroche puis c’est moi qui le suit. Sans se dire un mot nous courons ensemble chacun étant vigilant à ne pas lacher l’autre ni à se faire lâcher ; Nous accélérons régulièrement. Je pense que nous finissons à près de 14 voir 15 à l’heure ; Les derniers hectométres sont interminables. Et puis voilà ça y est je l’ai fait. Les jambes deviennent rapidement raides commes des piquets, je m’endort assis sur un strapontin. Toute l’équipe à terminée et Benoît Martin fini en 7h03 . Dès le lendemain je n’ai qu’une envie en être l’année prochaine. Alors si ça vous dit... Yannick Flamand
 

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Yannick Flamand Yannick Flamand le CG21
 

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PDF | 63.6 ko | document publié le 23 décembre 2009
 

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